Cinéma
Mulan
Dans un petit village de Chine médiévale, une belle jeune fille prénommée Mulan voit son pays envahi par les hordes des Huns et son vieux père obligé de rejoindre l’armée. N’écoutant que son courage, elle prend l’armure paternelle, se déguise en homme et s’engage à la place de son père. Mushu, un gentil dragon gaffeur en Diable, et un criquet porte bonheur l’accompagnent. A force de détermination, Mulan devient un guerrier héroïque.
«Mulan» est d’abord un dessin animé de grand art, avec des images et une animation superbe, des musiques et chansons attachantes mais surtout, avec une volonté de recréer fidèlement une période de l’histoire de la Chine.
Mulan est une légende -avec un fond de réalité!- aussi connue en Chine que celle de Jeanne d’Arc en France.
Le prince d'Egypte
Les dix commandements, en dessin animé, était un projet audacieux. Avec une technique à la pointe du progrès informatique, les studios Dreamworks (de Steven Spielberg) ont donné à l'histoire de Ramsès II et de Moïse une dimension contemporaine, tout en respectant les textes bibliques originaux.Le film commence sur une gaguesque course de chars, renversant tout sur leur passage, entre les jeunes et fougueux frères, Ramsès et Moïse... On sait que l'on est en plein dessin animé. Les numéros musicaux et chansons qui ponctuent le film, le confirmeront.
Pourtant, une sainte histoire nous est contée. L'aspect édifiant, culturel et même religieux du récit est constamment mis en valeur, dans «Le Prince d'Egypte». Tous les morceaux de bravoure sont là, de Moïse confié au flots du Nil à Moïse s'apprêtant à présenter les Dix commandements à son peuple, en passant par des scènes aussi spectaculaires que la découverte du buisson ardant, les plaies s'abattant sur l'Egypte ou encore le passage de la Mer Rouge entre deux murs de flots.
Ce côté instructif nuit un peu au divertissement pur. De plus, la volonté des réalisateurs (Brenda Chapman, Steve Hickner et Simon Wells) de protéger la sensibilité du jeune public, en édulcorant -par l'allégorie ou l'allusion- une histoire qui a son comptant de violence (exécution des nouveau-nés hébreux ou l'ange de la mort tuant tous les premiers-nés égyptiens) rend parfois le film un peu confus à ceux qui découvrent l'histoire pour la première fois. Le grand mérite du «Prince d'Egypte» est d'être un spectacle visuel magnifique et une œuvre ambitieuse et réussie. Beaucoup plus qu'un simple dessin animé de divertissement style Disney.
Les Razmoket, Le film.
Casse-Bonbon, Hubert le chien, les Grumeaux, la Binocle, la famille Cornichon et la capricieuse Couette-Couette sont au rendez-vous. Mais il ne s’agit pas d’un montage des épisodes de la série TV. Le film, réalisé par Norton Virgien et Igor Kovalyov, a connu un succès mérité en salles. La famille Cornichon accueille un nouveau-né, nommé Jules. Les parents, Roger et Lucie, s’efforcent de maîtriser la situation. Surtout que Tommy, alias «Casse-Bonbon», jaloux et excédé par ce braillard décide de le ramener, avec ses copains les Razmoket, à l’hôpital. Mais ils se perdent en chemin...
Les Razmoket Le film se vit comme une grande aventure délirante, jouant avec le rire, la joie mais aussi la peur et l’émotion. Les parents pourront trouver les Razmoket «un peu vulgaires» et «too much». Mais les enfants adorent ces jeunes héros très contemporains qui ont entre 15 mois et trois ans.
Astérix et Cléopâtre
Si vous voulez savoir pourquoi le Sphinx, près des pyramides, n'a plus de nez... «Asterix et Cléopâtre» donnent la réponse! C'est la faute d'Obelix!!! Le point de départ de l'histoire est simple: Astérix et Obélix se rendent en Egypte pour aider leur ami l'architecte Numérobis à construire le Palais de Cléopâtre en un temps record. Le meilleur du film réside dans les numéros musicaux très réussis et surtout une incroyable et très drôle séquence de rêve.
Le film, datant de 1968, n'a pas le «coulé» d'animation des récents dessins animés de la série. Signé par les studios Belvision, «Astérix et Cléopâtre» propose une animation assez sommaire, très colorée et avec des personnages très proches de l'album adapté. Pourtant la force et le charme de «Asterix et Cléopâtre», le film, est de trahir sans vergogne la bande dessinée originelle et de multiplier les aventures et les trouvailles visuelles. L'adaptation étant signée René Goscinny, Albert Uderzo et Pierre Tchernia, on ne peut que s'en féliciter.